sam 25 octobre 2025 | 20:30
Festival D'Autres Formes

"Abstract Language Model" par Andreas Lutz "Antrela" par Dylan Cote

Club

Entrée libre

Soirée organisée en partenariat avec l'association Nouvelles Formes

Festival croisant art(s) et technologie du 25 octobre au 02 novembre dans une dizaine de lieux à Besançon, D’Autres Formes est imaginé comme un moment d’évasion technologique et poétique pour découvrir, créer, se laisser emporter, se marrer, être surpris, tout en gardant les yeux grands ouverts sur le monde qui nous entoure.
https://nouvelles-formes.com/programme

"Abstract Language Model" par Andreas Lutz

Pour le Abstract Language Model, un réseau neuronal artificiel a été entraîné avec l’ensemble des jeux de caractères représentés dans la norme Unicode. Les modèles de données complexes qui en résultent contiennent la traduction de tous les systèmes de signes humains disponibles sous forme d’états créés par machine et représentables de manière équivalente. L’extraction et l’interpolation de ces systèmes sémiotiques créés artificiellement donnent naissance à un langage universel sans transition, qui peut être considéré comme un langage transhumain / transmachine. La performance en direct présente les états de ce processus, de l’extraction à la transformation en langage universel, en passant par l’analyse, la réorganisation et le traitement, accompagnés d’une narration audiovisuelle.

"Antrela" par Dylan Cote

live audiovisuel

Antrela est un live audiovisuel solo.
 La performance allie image 3D et musique électronique live de manière minutieusement synchronisée afin de proposer une narration divagante, un voyage halluciné au sein d’un univers obscur et énigmatique.



 Des géants d’acier, composés de lignes enchevêtrées, s’arrachent du sol. Ces pylônes, vestiges grandioses, se dressent là où rien ne subsiste mis à part quelques machines dont le clignotement des LED semble indiquer une certaine forme d’activité. Une caméra déroule le fil de cet univers apocalyptique en suivant les câbles qui le saturent jusque dans ses entrailles. Elle s’enfonce dans l’intimité du monde et découvre un data center, fait de métal et de chair, qui s’intrique dans le réseau. Entre temps, des images d’une mémoire fictive émergent de l’écran.

Antrela propose un voyage au travers de tableaux de paysages clair-obscurs composés de scans et de modélisations 3D révélés par des lumières mouvantes. Plongées dans une atmosphère brumeuse, les textures et les formes se mélangent tandis que la fiction, générée par IA, s’invite dans l’image documentaire. Une musique sombre et mentale structure, découpe et amplifie les images projetées.



De profondes basses sont guidées par de lourdes rythmiques tandis que des nappes électroniques aux textures distordues se mêlent à des éléments de sound-design tranchants. Ces compositions allient des sonorités ambiantes et expérimentales à des influences naviguant entre techno et bass music, invitant le spectateur à une forme de contemplation frénétique.