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Kneecap – FENIAN

2em  album des sales gosses irlandais, encore plus engagés que jamais, avec des prod plus ambitieuses… une réussite !

 

Aldous Harding « Train on the Island »

 

un cinquième long-format magnifique  sur le label britannique 4AD

 

Dès son premier album éponyme en 2014, tout est en place. Aldous Harding joue des chansons de folk indé acoustique, pop et psyché, comme beaucoup d’autres plus ou moins célèbres l’ont fait avant elles, de Vashti Bunyan à Kate Bush en passant par Mary Timony, PJ Harvey ou Joanna Newsom (pour rester sur des références féminines). Dans ses chansons, le tempo est relax, le son clair, les notes peu nombreuses mais bien choisies, les paroles aussi intrigantes qu’intelligentes, la fantaisie et l’imagination au rendez-vous…

Ses cinq albums se ressemblent beaucoup et ils échappent pourtant au glas de la monotonie et de l’habitude. Le secret d’Aldous Harding, c’est que quand elle chante, elles sont plusieurs. Elle-même s’est un jour décrite comme le Jim Carrey de la musique indé. Pas pour la rigolade, mais pour cette capacité à changer de voix au cours d’un album et souvent d’une chanson. Comme une musicienne surdouée qui changerait d’instrument en cours de solo, Aldous Harding adore faire des voix, dialoguer avec elle-même, incarner différentes humeurs et points de vue par son chant. Cette duplicité vocale est devenue son style, plutôt unique. Un jeu de masques qu’on retrouve visuellement sur les pochettes de ses deux derniers albums, les quasi-jumeaux Warm Chris en 2022 et Train on the Island ces jours-ci. Deux albums aussi familiers qu’insaisissables, où Aldous Harding évolue dans son petit monde aux frontières infinies, comme une fée solitaire qui ne s’ennuie jamais.

lu sur Qobuz

Penny Arcade , petit clin d oeil sur les 60s , Syd barrett et le velvet ne sont plus trés loin à l écoute de ce disque

 

Deux ans après l’excellent Backwater Collage, Penny Arcade revient avec un deuxième album tout aussi réussi, Double Exposure ». Un disque plein de charme, très DIY dans l’esprit, et toujours influencé par les 60’s sans être pour autant passéiste.

la suite ici :

https://www.soundofviolence.net/articles/album/6380/penny_arcade_double_exposure.html

collaboration improbable avec le groupe Massive Attack et le chanteur Tom Waits

Massive Attack sera en tournée cet été

Depuis sa fracassante entrée en scène au début des années 90 avec un mélange inédit et langoureux de soul, hip-hop, dub, électronique et rock, Massive Attack n’a jamais cessé d’être pertinent et audacieux au fil de cinq albums constellés d’invités prestigieux, dont Horace Andy et Elizabeth Fraser, régulièrement présents sur scène. Six ans après le très engagé EP Eutopia, Robert Del Naja et Grant Marshall annoncent de nouveaux morceaux pour 2026. Notre époque si chaotique a plus que jamais besoin du groupe, qui transforme chaque concert en une incroyable chambre d’écho de ses préoccupations et engagements politiques, dans un show visuellement époustouflant.

Joshua Burnside « It’s Not Going to be Okay » (Folk Irlande)

Le problème aujourd’hui quand on joue du folk où s’entremêlent arpèges subtiles et chant mélancolique dans un décor instrumental tout en velours et en cristal, est que l’on a vite à vous comparer à quelques génies du genre comme John Martyn, Bert Jansch et surtout Nick Drake. Ou bien que l’on vous réduise à un gentil divertissement pour feu de camp. Sauf que Joshua Burnside, un irlandais du nord qui lui aussi a pris guitare première langue, offre un chant du cœur déchirant, un bouleversant voyage dans les entrailles du folk en solitaire, et même des effusions world en réunion. Le tout, sur fond de violon et de percussions de campagne.
Son troisième album, Teeth Of Time (disponible le 28 février 2025), se situe confortablement et frontalement entre l’alt-folk de Bon Iver et de Sufjan Stevens, tout en conservant les éléments indie et folk traditionnels de la signature de Josh.
« Cet album parle de vieillir, de devenir père, de se débrouiller et de faire avec. Il parle du changement et des montagnes immuables qui regardent en silence nos courtes vies s’écouler, les nappes glaciaires fondre, les lacs mourir et les étoiles disparaître.
Il s’agit des nantis et des démunis, des chanceux et des damnés. Il s’agit d’être coincé dans les embouteillages avec une gueule de bois et de doom-scroller à 3 heures du matin. Il s’agit d’arbres considérés comme des dieux dans l’imagination d’un enfant, de terres divisées et de guerres sans fin menées sous la bannière du capitalisme. Il s’agit de Belfast, du Nord et de dire merde à ceux qui veulent nous diviser. Il s’agit de perdre ceux que nous aimons et de continuer. » Joshua Burnside

Wine Lips KEXP pour Fans de Frankie and the Witch Fingers, Thee Oh Sees & Bass Drum of Death

Leur dernier album Super Mega Ultra est un véritable monstre rempli de 12 délices auditifs supersoniques qui brûlent les oreilles. SMU est probablement l’entreprise la plus ambitieuse de Wine Lips à ce jour, explorant de nouveaux territoires thématiques tout en maintenant fermement leur signature psych garage punk rock panache. Il faut vraiment écouter l’album pour le croire.
« C’est de l’adrénaline pure, c’est du bruit, c’est intense, c’est rafraîchissant et c’est vivifiant. Le nouvel album du groupe garage-psych est, à toutes fins utiles, assez fou. » – Exclaim !
« Il y a une sensualité et un sens aigu du chaos contrôlé que ces Canadiens font vivre sur l’album. – New Noise Magazine
« Voilà ce que j’appelle de la musique ! ». – Iggy Pop

https://winelips.bandcamp.com/
https://www.instagram.com/winelipsband/
KEXP : https://www.youtube.com/watch?v=PKC7rfviYh4

CLIP : https://www.youtube.com/watch?v=qiCxOKNwwWE

The Big Moon: Live

Des affiches dans des magasins de guitare, des amis d’amis contactés à la chaîne : c’est ainsi que The Big Moon est né, en 2014, dans les rues de Londres. Le quatuor composé de Juliette Jackson (chant), Celia Archer (basse), Fern Ford (batterie) et Soph Nathann (guitare), a construit sa réputation sur scène, de salle en salle, porté par des chansons taillées pour le live.

À la sortie du premier album, Love In The 4th Dimension en 2017, les retours sont immédiats : le disque est sélectionné pour un Mercury Prize, et un NME Award de la meilleure vidéo musicale en 2018 vient confirmer la trajectoire ascendante du groupe, qui fait ses armes sur les grandes scènes du Royaume-Uni, dont le festival Glastonbury où The Big Moon sera programmé à de nombreuses reprises.

En 2020, l’album Walking Like We Do marque une véritable mue artistique. Enregistré à Atlanta avec le producteur Ben H. Allen III (Belle And Sebastian, Animal Collective, Deerhunter…) l’album délaisse le format rock brut pour embrasser une pop plus ambitieuse, portée par des arrangements plus solaires et des textes acérés. Juliette Jackson y déploie une plume capable de passer de l’intime au politique sans forcer le trait, toujours avec cette juste dose d’ironie.

Depuis, la sortie de Here Is Everything en 2022, “leur album le plus profond à ce jour” (NME), le groupe a enchaîné les tournées, dont une en première partie de Glass Animals en Europe. Un quatrième album est annoncé pour septembre 2026, toujours chez Fiction Records.