Le son vif du groupe les a trouvés placés sur des playlists tres suivies comme Modern Psychedelia et Danger Mouse Jukebox, le super-producteur légendaire. Leur single, « Friends », a dépassé les 18 millions de streams ..
Il y a douze ans, le groupe danois avait enregistré Plowing Into the Field of Love au Silence Studio (sic). Il y est revenu pour ce nouveau disque où se croisent postpunk, rockabilly, country, et même ska ! Toujours assuré par Elias Rønnenfelt, le chant sert des morceaux d’une énergie contagieuse. Du tubesque “Ember” jusqu’au tempo plus apaisé de “True Blue”, en passant par les ravageurs “The Weak”, “Holy Water” ou “motherof- pearl”, Iceage reste attaché – pour le meilleur – à ses influences garage et noisy.
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Sophie Rosemont
Retrouvez cette chronique sur le nouvel album du groupe danois Iceage et de bien d’autres disques récents dans notre n°183. Ce nouveau numéro mensuel est disponible chez votre marchand de journaux, mais vous pouvez également commander votre exemplaire via notre boutique en ligne.
For Love of Grace & the Hereafter est disponible
Voici la tracklist :
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Their performances are intense, stylish, and highly engaging, driven by pulsating beats, spoken-sung vocals, and a bold visual identity. Baby Berserk captures the spirit of rebellion and nightlife with a fresh, modern edge that resonates strongly with younger audiences and alternative scenes across Europe.
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2em album des sales gosses irlandais, encore plus engagés que jamais, avec des prod plus ambitieuses… une réussite !
un cinquième long-format magnifique sur le label britannique 4AD
Dès son premier album éponyme en 2014, tout est en place. Aldous Harding joue des chansons de folk indé acoustique, pop et psyché, comme beaucoup d’autres plus ou moins célèbres l’ont fait avant elles, de Vashti Bunyan à Kate Bush en passant par Mary Timony, PJ Harvey ou Joanna Newsom (pour rester sur des références féminines). Dans ses chansons, le tempo est relax, le son clair, les notes peu nombreuses mais bien choisies, les paroles aussi intrigantes qu’intelligentes, la fantaisie et l’imagination au rendez-vous…
Ses cinq albums se ressemblent beaucoup et ils échappent pourtant au glas de la monotonie et de l’habitude. Le secret d’Aldous Harding, c’est que quand elle chante, elles sont plusieurs. Elle-même s’est un jour décrite comme le Jim Carrey de la musique indé. Pas pour la rigolade, mais pour cette capacité à changer de voix au cours d’un album et souvent d’une chanson. Comme une musicienne surdouée qui changerait d’instrument en cours de solo, Aldous Harding adore faire des voix, dialoguer avec elle-même, incarner différentes humeurs et points de vue par son chant. Cette duplicité vocale est devenue son style, plutôt unique. Un jeu de masques qu’on retrouve visuellement sur les pochettes de ses deux derniers albums, les quasi-jumeaux Warm Chris en 2022 et Train on the Island ces jours-ci. Deux albums aussi familiers qu’insaisissables, où Aldous Harding évolue dans son petit monde aux frontières infinies, comme une fée solitaire qui ne s’ennuie jamais.
Deux ans après l’excellent Backwater Collage, Penny Arcade revient avec un deuxième album tout aussi réussi, Double Exposure ». Un disque plein de charme, très DIY dans l’esprit, et toujours influencé par les 60’s sans être pour autant passéiste.
la suite ici :
https://www.soundofviolence.net/articles/album/6380/penny_arcade_double_exposure.html
Massive Attack sera en tournée cet été
Depuis sa fracassante entrée en scène au début des années 90 avec un mélange inédit et langoureux de soul, hip-hop, dub, électronique et rock, Massive Attack n’a jamais cessé d’être pertinent et audacieux au fil de cinq albums constellés d’invités prestigieux, dont Horace Andy et Elizabeth Fraser, régulièrement présents sur scène. Six ans après le très engagé EP Eutopia, Robert Del Naja et Grant Marshall annoncent de nouveaux morceaux pour 2026. Notre époque si chaotique a plus que jamais besoin du groupe, qui transforme chaque concert en une incroyable chambre d’écho de ses préoccupations et engagements politiques, dans un show visuellement époustouflant.
Le problème aujourd’hui quand on joue du folk où s’entremêlent arpèges subtiles et chant mélancolique dans un décor instrumental tout en velours et en cristal, est que l’on a vite à vous comparer à quelques génies du genre comme John Martyn, Bert Jansch et surtout Nick Drake. Ou bien que l’on vous réduise à un gentil divertissement pour feu de camp. Sauf que Joshua Burnside, un irlandais du nord qui lui aussi a pris guitare première langue, offre un chant du cœur déchirant, un bouleversant voyage dans les entrailles du folk en solitaire, et même des effusions world en réunion. Le tout, sur fond de violon et de percussions de campagne.
Son troisième album, Teeth Of Time (disponible le 28 février 2025), se situe confortablement et frontalement entre l’alt-folk de Bon Iver et de Sufjan Stevens, tout en conservant les éléments indie et folk traditionnels de la signature de Josh.
« Cet album parle de vieillir, de devenir père, de se débrouiller et de faire avec. Il parle du changement et des montagnes immuables qui regardent en silence nos courtes vies s’écouler, les nappes glaciaires fondre, les lacs mourir et les étoiles disparaître.
Il s’agit des nantis et des démunis, des chanceux et des damnés. Il s’agit d’être coincé dans les embouteillages avec une gueule de bois et de doom-scroller à 3 heures du matin. Il s’agit d’arbres considérés comme des dieux dans l’imagination d’un enfant, de terres divisées et de guerres sans fin menées sous la bannière du capitalisme. Il s’agit de Belfast, du Nord et de dire merde à ceux qui veulent nous diviser. Il s’agit de perdre ceux que nous aimons et de continuer. » Joshua Burnside