sam 23 mars 2024 | 20:30
New French Touch

Léon Phal Bada Bada Matsutake

Club
TARIFS hors frais de location
Prévente : 15€ / 12€ Carte Rodia
Gratuit avec le coupon de la CAJ

Léon Phal

new jazz

Originaire d’Aÿ-en-Champagne, le saxophoniste franco-suisse Léon Phal s’est installé à Genève depuis plusieurs années suite à ses études à la Haute École de Lausanne où il rencontré ses complices avec qui il constitue aujourd’hui la crème européenne de cette génération de trentenaire biberonnée aux classiques et qui s’en affranchit tout en leur rendant hommage avec  brio.
Sa maîtrise  de l’instrument, son sens inouï de la mélodie et la délicatesse de ses compositions amplifiées par un groove dévastateur ont porté Léon Phal en quelques années comme l’un des musiciens de jazz les plus excitants.
C’est sur scène que la magie opère le plus évidemment avec Léon Phal au regard des retours des publics, assis ou debout.

Bada Bada

jazz electro

Bada-Bada est un combo qui mêle ambiances électroniques planantes, beats hip-hop et Jazz 2.0. Une musique lyrique et organique, qui fait corps avec les machines et percussions, pour mener le spectateur vers la transe, dans un sentiment de liberté et de partage. Défendre une musique libre, sans codes, dépourvue des ancrages consensuels, sont les maitres mots. Ce trio, formé à Paris en 2014, est un mélange explosif, méleangeant les sons acoustiques et éléctroniques avec un important travail de recherche.

Matsutake

new jazz / ambiant

Peine perdue. Ne cherchez pas qui porte le chapeau sous ce nom de champignon.

Matsutake a la corolle collective. Sa musique se compose et recompose à plusieurs. On
pose les bases, on jamme dessus et on avise ensuite. Démocratie directe dans ses
influences comme dans ses tiraillements. Pour les premières, prenez la moitié du quartet.
Soit deux-tiers du Zerolex trio. Côme Rothé et Jérémy Vieille en ont rapporté cette façon
organique et sensitive de composer les ambiances comme les mélodies. Mais là, les deux
comparses flirtent bon teint avec l’ambiant et l’expé. Rien d’inquiétant. Ce qui est
expérimenté là, c’est une forme sonore qui vous embrasse avec le plat de la main.
Manuelle, la musique de Matsutake ? Oui. Par sa rythmique d’abord. Confiées à deux
humains qui mettent la main à la pâte des arrangements. Anthony Pergaud, à la basse (Ici
dix-sept), et Paul L’Hôte à la batterie (Osmosis) manigancent ce qu’il faut de cadre pour que
le son du 4-pack avance sans trembler.
Ce qui rend cette musique manuelle se tient aussi dans ses bordures, dans ses cadres.
C’est les tiraillements. Et c’est la main qui travaille. À la récolte des matières en compagnie
d’ethnologues. Au son, ensuite. Au son mais surtout au sens. Commun le sens, en quelque
sorte. Pas frontal mais par la face sensible, en-deçà de ce qui est mis à votre oreille, de ce
qui fait choeur, écouter La Main. Prenez les autres titres. Ruptures, Sabotage ou Ce qu’il
reste du monde poétisent autant qu’ils politisent. Matsutake s’est élevé sur les terres
fouriéristes. Pas un hasard, mais une volonté, généreuse et fraternelle, une volonté
évidente, à bien regarder les musiciens engagés dans ce groupe. Entêtés et terriblement
portés sur le fraternel. À ce sujet, vraiment, ne cherchez pas plus longtemps. Ce
champignon nouveau se pose sur le haut du panier. Sans peine.